Pas une mince affaire : les édulcorants artificiels sabotent-ils l’équilibre glycémique ?

La popularité croissante des édulcorants artificiels remonte à la découverte accidentelle par un chercheur spécialisé en prévention du cancer, dans les années 1960, du goût sucré intense de l’aspartame. Dès lors, ce composé, à l’instar d’autres édulcorants, a fait l’objet d’une promotion retentissante comme saine alternative au sucre. Les aliments à base d’édulcorants artificiels et soi-disant « sans sucre » ont fait leur apparition pour aider les gens à réduire leur consommation de sucre.

Bien qu’il était présumé que la consommation d’édulcorants artificiels comme l’aspartame, l’acésulfame-K, la saccharine et le sucralose permettait d’éviter les fluctuations de glycémie et d’insuline, les recherches démontrent aujourd’hui que les choses ne sont pas si simples, surtout pour les personnes atteintes ou à risque de diabète.

Les effets nuisibles des édulcorants sur l’équilibre glycémique

De nombreux édulcorants artificiels donnent l’impression d’être des centaines de fois plus sucrés que le sucre. Si cela veut dire qu’il en faut moins pour sucrer les aliments, les études indiquent que les édulcorants artificiels n’en incitent pas moins le pancréas à sécréter de l’insuline. Comme cet excès d’insuline n’est pas nécessaire avec la consommation d’édulcorants artificiels, l’exposition répétée à l’insuline susceptible d’affecter la sensibilité insulinique et constituer une prédisposition au diabète est matière à préoccupation.

De plus, comme les édulcorants artificiels font souvent hausser les concentrations d’insuline sans qu’il n’y ait d’augmentation en simultané de la glycémie, l’insuline normalement chargée d’évacuer le sucre du courant sanguin peut provoquer des épisodes d’hypoglycémie et augmenter l’appétit.

La consommation d’édulcorants artificiels en accompagnement d’aliments est aussi soupçonnée d’induire des montées glycémiques.

La consommation d’édulcorants artificiels en accompagnement d’aliments est aussi soupçonnée d’induire des montées glycémiques. Si l’aspartame et le sucralose peuvent réduire l’apport énergétique global, ils peuvent néanmoins faire prendre du poids, augmenter le taux de graisses corporelles, conduire à une résistance à l’insuline ou encore au diabète ou ses complications.

D’autres problèmes de santé liés aux édulcorants artificiels 

Quantité d’édulcorants artificiels ont fait l’objet de plaintes ou de retraits du marché au cours des dernières décennies. Au nombre des raisons invoquées, l’augmentation des risques de :

  • Cancer de la vessie chez des animaux nourris au cyclamate (interdit aux États-Unis) et à la saccharine
  • Anomalies psychiatriques et cognitives associées à la consommation d’aspartame et d’acésulfame-K
  • Maux respiratoires associés à l’acésulfame-K

Quantité  d’édulcorants artificiels ont fait l’objet de plaintes ou de retraits du marché 

Les consommateurs réguliers d’édulcorants artificiels et les enfants dont les mères ont consommé de l’acésulfame pendant la grossesse ou l’allaitement peuvent développer une préférence pour les aliments sucrés. À terme, cela peut augmenter les risques de diabète et rendre un peu plus difficile de maintenir son poids santé.

Alternatives naturelles

Alternatives  naturelles

Un certain nombre de suppléments sont faits à partir d’édulcorants artificiels et il est important de lire les étiquettes, surtout lorsqu’il s’agit de produits à croquer ou « sans sucre ». Des alternatives naturelles à ces édulcorants, entre autres les sucres alcools xylitol et sorbitol entrent dans la composition du Diabetex Aide-Sommeil  puisqu’ils ne semblent pas avoir de répercussions négatives sur la glycémie. Le xylitol offre le bénéfice ajouté de renforcer l’émail des dents pour une meilleure santé dentaire.

Les méfaits potentiels des édulcorants artificiels sur la glycémie incitent à privilégier des édulcorants naturels tels que le stévia, le xylitol, le sucre de noix de coco ou le miel en faible quantité pour sucrer les aliments.